samedi 13 juillet 2019

La Route de la Soie et les poux

Article original de Dmitry Orlov, publié le 4 juillet 2019 sur le site Club Orlov
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr



L’ancienne Route de la Soie était une ancienne route commerciale qui reliait l’Empire romain à la Chine, d’où venait la soie. On l’appelait ainsi parce que la soie était au cœur du commerce. La soie arrivait en Europe, l’or et les produits de luxe en partait. La soie était importante parce que les vêtements de soie portés contre la peau empêchaient les poux sur le corps, et les riches citoyens romains étaient prêts à payer avec de l’or pour cette soie, parce que l’alternative était de regarder leurs femmes et concubines se gratter. En plus de porter de la soie, les Romains construisaient des bains, ainsi que des aqueducs pour les approvisionner. La procédure romaine d’épouillage consistait à se faire épiler tous les poils de son corps (ouch !), à s’huiler, à transpirer en faisant semblant de se reposer, puis à se gratter la peau avec un outil en forme de faucille appelé strigile. Ensuite, ils trempaient dans un bain chaud, enfilaient des sous-vêtements de soie et restaient exempts de démangeaisons jusqu’au lendemain du bain.

Les fantômes du 4

Article original de James Howard Kunstler, publié le 5 juillet 2019 sur le site kunstler.com
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr


Grange et maïs, une vue du comté de Washington
Ici, dans la vallée de Battenkill, dans le nord de l’État de New York, les ossements des petites villes sont encore visibles alors que la chair de l’économie qui a bâti ces villes a disparu depuis longtemps. La rivière Battenkill coule de l’autre côté de la frontière du Vermont à travers le comté de Washington jusqu’au fleuve Hudson. C’est un ruisseau rapide et clair, et dans l’ancien temps, il alimentait des douzaines de petites usines le long de sa route sinueuse. On y fabriquait des chemises pour hommes, de la lingerie pour femmes, des plateaux à thé, des charrues, des racleurs, des bottes, du papier et bien plus encore. A quelques endroits, on peut encore trouver les ruines de ces bâtiments jadis imposants.

Les ressources non renouvelables ne s’épuisent jamais vraiment

Article original de Joakim Book, publié le 3 juillet 2019 sur le site mises.org 
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

https://mises-media.s3.amazonaws.com/styles/slideshow/s3/rig.JPG?itok=_1pOKvVx 

Il y a une confusion remarquable dans le débat moderne sur les sources d’énergie. Influencées par des considérations géologiques plutôt qu’économiques, les sources d’énergie et certaines matières premières sont considérées comme « renouvelables » ou « non renouvelables » – et la première est en quelque sorte préférée à la seconde.

Nous avons tous entendu des versions de l’histoire suivante : l’utilisation de sources d’énergie non renouvelables et l’extraction de métaux non renouvelables sont ce qui a propulsé la révolution industrielle et souligné la construction de nos sociétés et économies riches actuelles – mais elles sont physiquement limitées et finies, elles vont s’épuiser et leur utilisation est « non durable«  (terme dont la signification est loin d’être claire).

mardi 9 juillet 2019

Dire n’importe quoi !

Article original de James Howard Kunstler, publié le 28 juin 2019 sur le site kunstler.com
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr


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Mon moment préféré dans l’épisode de l’équipe « B » du mercredi soir des débats primaires du parti démocrate a été la « défense » par Julian Castro des droits à l’avortement des transgenres. Quoi ?… J’ai failli faire tomber mon sac de chips Dinamita Mojo Criollo Doritos. C’est vraiment sorti de la bouche du petit Julian ? Apparemment, oui. Mais comment cela fonctionne-t-il réellement ?

La mort de l’idée libérale

Article original de Dmitry Orlov, publié le 2 juillet 2019 sur le site Club Orlov
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

 

Le sommet du G20 qui s’est tenu la semaine dernière à Osaka a été un événement marquant : il a montré à quel point le monde avait changé. Les pièces maîtresses de la nouvelle configuration sont la Chine, la Russie et l’Inde, l’UE et le Japon étant des partenaires enthousiastes et l’intégration eurasienne étant la priorité absolue. L’ordre du jour était clairement établi par Xi Jinping et Poutine. May, Macron et Merkel – les dirigeants européens ne méritant pas vraiment ce titre – étaient clairement relégués en périphérie ; deux d’entre eux sont en train de s’en aller tandis que celui qui garde sa place (pour l’instant) ressemble de plus en plus à un toyboy. Les Européens ont perdu leur temps à marchander sur la question de savoir qui devrait diriger la Commission européenne, pour ensuite faire face à une rébellion ouverte sur leur choix dès leur retour au pays.

dimanche 7 juillet 2019

Traductions

L'objectif de cette page est de donner accès à une information internationale à
ceux qui ne comprennent pas l'anglais. La langue est une barrière pour certains et il est du devoir de ceux qui le peuvent de proposer le point de vue des autres peuples pour que tous, nous puissions nous comprendre sans l'intermédiaire des filtres de nos médias. Les citoyens américains ont un point de vue, les allemands aussi ainsi que les russes ou les ivoiriens. Entendre leur vision du monde, c'est élargir la notre et c'est le meilleur moyen de ne pas se faire manipuler par la peur et par la haine.

Vous ne changerez jamais les choses en combattant ce qui existe déjà.
Pour changer les choses, construisez un nouveau modèle qui rendra l'ancien obsolète.
Richard Buckminster Fuller (1895-1983)

Pour les auteurs les plus traduit, les articles sont archivés par blocs de 3 ans.

samedi 6 juillet 2019

Le garçon qui criait au loup

Article original de Ugo Bardi, publié le 16 Juin 2019 sur le site CassandraLegacy
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Un drame bayésien en un acte

Image de la scène de la sorcière dans le film « Holy Grail » de Monty Python
L’histoire du garçon qui criait trop souvent au loup est un bon moyen d’illustrer notre attitude envers les gens qui essaient de nous avertir des dangers qui nous attendent. Qu’il s’agisse d’un loup ou du changement climatique [Ou des complots de la CIA, NdT], le résultat est toujours le même : les prophètes de malheur ne sont pas crus (et, parfois, ils sont pendus). Voici une version de l’histoire du garçon et du loup racontée à l’aide de statistiques bayésiennes où je suppose, contrairement à la version d’Ésope, que le garçon essayait simplement de faire de son mieux – si vous ne connaissez pas l’approche bayésienne, essayez ce lien où l’histoire est très bien expliquée. Cet article, en tout cas, ne prétend pas utiliser la théorie bayésienne dans sa version complète, c’est une histoire « montypythonesque » pour illustrer comment les politiciens et le public ne peuvent comprendre les statistiques.