jeudi 22 février 2018

Le mensonge compétitif

Article original de Dmitry Orlov, publié le 15 février 2018 sur le site Club Orlov
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

 

Personne n’a jamais prétendu que dire des mensonges est un comportement sportif ou honnête. En dehors de certaines occupations très spéciales – espion, agent spécial, etc. – mentir est presque toujours une manifestation d’échec. Même dans ses formes relativement inoffensives, telles que la vantardise et l’exagération, la frime et la démagogie, c’est un bien pauvre substitut si on n’a pas une vérité favorable à dire. Ensuite, il y a différents types de feinte, par mauvaise orientation, dissimulation et omission ; que ce soit motivé par le désir de ménager les sentiments de quelqu’un ou pour éviter un scandale, la décision de mentir est rarement une décision heureuse.

Enfin, il y a ceux qui produisent et diffusent des informations fausses et trompeuses. Lorsque la société fonctionne normalement, ces personnes sont, tôt ou tard, prises la main dans le sac. Leur réputation est ruinée, leur carrière est terminée et les dommages causés sont réparés. Dans une société fonctionnant normalement, une bonne partie de ses membres ont une solide connaissance des faits, sont capables de raisonner logiquement et ont suffisamment confiance dans l’éthique des journalistes et des autres professionnels, dans l’impartialité des fonctionnaires et dans la méthode scientifique pour leur permettre de croire que la vérité existe et qu’ils sont capables de l’obtenir.

Encore une année de pensée magique

Article original de James Howard Kunstler, publié le 12 Février 2018 sur le site kunstler.com
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Une caractéristique particulière de la condition humaine est qu’une société en détresse appellera toujours des pseudo-sorciers pour monter un spectacle en technicolor et distraire la classe supposée pensante des dilemmes insolubles qui laissent présager de sérieux problèmes. Ceci est bien exposé ces jours-ci en la personne du pionnier de l’espace et indépendant, Elon Musk. Il a l’intention d’établir une colonie humaine sur Mars d’un million de personnes d’ici 2040.

mercredi 21 février 2018

Le complot machiavélique pour impliquer l’Arabie saoudite et le Qatar dans une guerre de « frontières de sang »

Article original de Andrew Korybko, publié le 7 juin 2015 sur le site 21st Century Wire
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Des experts du monde entier essaient de comprendre ce qui alimente vraiment la guerre froide entre le Qatar et l’Arabie saoudite, mais la réponse est simple : les États-Unis. Comme Washington est toujours encline à le faire, elle joue magistralement du « diviser pour mieux régner » au Moyen-Orient, faisant la même chose à ses alliés des pays du Golfe qu’à ses alliés maghrébins lors des révolutions de couleur du printemps arabe. Cette fois, les acteurs en conflit s’opposant les uns aux autres, le sont au niveau des États, par opposition au scénario intra-étatique entre les gouvernements et certains de leurs citoyens.

L’objectif à long terme derrière tout cela est d’inaugurer le plan des « Frontières de sang » publié en 2006, de Ralph Peters pour un « Nouveau Moyen-Orient » dans lequel le Golfe subit une réingénierie géopolitique comme avec le « Syraq » la Turquie et les Balkans. Il est prévu de faire aussi bien. Dans l’ensemble, la fracture de la région en une myriade de mini états internationalement reconnus de facto devrait faciliter la prolongation de l’hégémonie américaine dans le vaste espace interconnecté que le défunt Brzezinski a décrit comme « les Balkans eurasiens » tout en créant simultanément des complications pour l’accès de ses rivaux russes et surtout chinois à cet espace pivot géostratégique au cœur de l’Afro-Eurasie.
C’est beaucoup à digérer tout à la fois. Décomposons donc le tout, morceau par morceau, pour que ce soit plus facile à comprendre.

Traductions

L'objectif de cette page est de donner accès à une information internationale à ceux qui ne comprennent pas l'anglais. La langue est une barrière pour certains et il est du devoir de ceux qui le peuvent de proposer le point de vue des autres peuples pour que tous, nous puissions nous comprendre sans l'intermédiaire des filtres de nos médias. Les citoyens américains ont un point de vue, les allemands aussi ainsi que les russes ou les ivoiriens. Entendre leur vision du monde, c'est élargir la notre et c'est le meilleur moyen de ne pas se faire manipuler par la peur et par la haine.

Vous ne changerez jamais les choses en combattant ce qui existe déjà.
Pour changer les choses, construisez un nouveau modèle qui rendra l'ancien obsolète.
Richard Buckminster Fuller (1895-1983)

Pour les auteurs les plus traduit, les articles sont archivés par blocs de 3 ans.

Traductions 2014 - 2016
Traductions 2017 - 2019

Articles récents 

mardi 20 février 2018

Diriger dans l’ombre : comment l’unipolarité s’adapte à la multipolarité

Article original de Andrew Korybko, publié le 29 janvier 2015 sur le site Sputnik News
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Legion

Les États-Unis sont en train de construire un système mondial d’alliances bilatérales et multilatérales pour les aider à projeter plus efficacement leur pouvoir tout au long de ce XXIe siècle. Alors que le monde se dirige vers la multipolarité, les États-Unis sont prêts à exploiter cette tendance à leur avantage géopolitique.

Au lieu de « faire cavalier seul » comme Bush était enclin à le faire, les États-Unis trouvent maintenant des moyens d’amener les autres à faire leur sale boulot en convainquant leurs « partenaires » qu’ils ont un intérêt commun à le faire. Au cours de la guerre de Libye de 2011, la France et le Royaume-Uni ont pris l’initiative tandis que les États-Unis, comme il a été décrit, « dirigeait dans l’ombre ». Un éditorial du New York Times de l’époque définissait cela comme « une assistance militaire américaine discrète avec [les autres] sonnant du clairon ». Quatre ans plus tard, ce concept s’est développé à partir du tube à essai libyen et il est devenu mondial, les États-Unis mettant en place des systèmes d’alliance similaires dans le monde entier afin de projeter indirectement leur volonté de puissance dans des régions clés. Comme le dit le dicton cynique, « Pourquoi faire par vous-même ce que les autres peuvent faire pour vous ? ».


lundi 19 février 2018

Une inversion massive des marchés boursiers est-elle en cours ?

Article original de Brandon Smith, publié le 7 février 2018 sur le site alt-market.com
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Je le dis depuis des années et je le répète ici : les marchés des actions sont le pire signal « prédictif » possible pour la santé de l’économie générale, car ils constituent un indicateur extrême. C’est-à-dire que lorsque les marchés boursiers finissent par s’écraser, c’est généralement après des années de signes négatifs autour d’autres fondamentaux plus importants.

Bien sûr, que nous le voulions ou non, le fait est que le reste des analystes est psychologiquement dépendant du comportement des marchés boursiers. Les masses déterminent leur optimisme économique (si elles sont employées) selon les cours du Dow Jones et de S&P, mais aussi, dans une certaine mesure, par des statistiques de chômage officielles frauduleuses. Lorsque les actions commencent à plonger, la société prend conscience de la situation réelle et devient soudainement préoccupée par les dangers financiers dont elle aurait dû s’inquiéter depuis le début.


samedi 17 février 2018

Donald Trump : empereur sage ou condamné à la damnation éternelle ?

Article original de Ugo Bardi, publié le 28 janvier 2017 sur le site CassandraLegacy
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Il y a environ un an, peu avant les élections américaines, j’ai publié un article sur Cassandra’s Legacy où je me demandais à quoi ressembleraient Donald Trump et Hillary Clinton s’ils étaient des empereurs romains. Je pensais que l’Empire romain des Ier et IIe siècles avait beaucoup de problèmes auxquels l’Empire américain est confronté de nos jours : ressources en baisse, coûts excessifs, appareils militaires surdimensionnés et autres. J’en ai conclu que Hillary Clinton aurait pu ressembler à l’empereur Trajan, qui s’est embarqué dans une tentative militaire difficile pour étendre son empire qui, finalement, s’est soldée par une défaite. Trump, au contraire, aurait pu ressembler à l’empereur Hadrien, successeur de Trajan, qui a pris le chemin inverse : arrêter toutes les guerres d’expansion et consolider l’Empire à l’intérieur de ses frontières.