vendredi 21 novembre 2014

Pourquoi il n'y a pas d'intervention militaire russe en Ukraine ?

Article original publié le le 30 Mai 2014 sur le site sur worldcrisis.ru
Traduit en anglais par le site  : http://vineyardsaker.blogspot.be
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Le niveau des discussions analytiques sur l'Internet russe est parfaitement décrit par le politologue Simon Uralov: «Considérer que la crise ukrainienne a façonné seulement l'esprit des collègues de Kiev et les a tous transformé en sanguinaire hystérique est fondamentalement erroné. Parmi les collègues de Moscou, il y en a aussi un nombre incroyable". Le but de ce document est de prendre du recul par rapport à l'hystérie et froidement analyser la situation en Ukraine.

Je vais commencer par les éclaircissements nécessaires sur plusieurs sujets émotionnellement importants:

Pourquoi il n'y a pas d'intervention militaire russe ?


Si ce texte avait été écrit quelques jours plus tôt, une partie importante de celui-ci aurait dû être consacré à expliquer pourquoi l'envoi de troupes en Ukraine était inapproprié et tout simplement stupide, même après le référendum. Heureusement, le chef de la résistance à Slaviansk, Igor Strelkov, fait face à cette tâche mieux que moi: dans son message vidéo, il a décrit très clairement l'inertie de la population locale de Lugansk et Donetsk en termes de mesures concrètes pour protéger leurs intérêts contre la junte. Anticipant les arguments sur le référendum, je m'empresse de dire qu'une coche sur le bulletin de vote est certainement cool, mais pas très différent de pisser dans un violon - le «J'aime» sur Facebook. Parce que un "J'aime" mis sur un bulletin ne change rien. Le référendum a été une action nécessaire mais pas suffisante.

Quelle est la part de préparation du Kremlin dans les événements en Ukraine et quelle est sa part d'improvisation maintenant ?


Je vous conseille de lire le télégramme de Wikileaks: https://wikileaks.org/plusd/cables/08MOSCOW265_a.html, dans lequel il est indiqué que le Kremlin a clairement indiqué aux Américains en 2008 les scénarios que nous voyons aujourd'hui: "Les experts nous disent que la Russie est particulièrement inquiète des fortes divisions interne en Ukraine sur l'OTAN, avec un rejet de l'adhésion de la communauté ethnique russe qui pourraient conduire à une scission majeure, impliquant de la violence ou, pire, une guerre civile. Dans cette éventualité, la Russie aurait à décider une intervention; une décision à laquelle la Russie ne veut pas avoir à faire face".

Il est logique de supposer qu'un tel développement pour le Kremlin n'était pas une surprise et que nous sommes maintenant dans le script encore plus désagréable mais moins nuancée, quelque chose comme un "Plan E".

Afin de comprendre ce que le Kremlin va faire, nous allons formuler des objectifs:
  • Ne pas permettre l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN.
  • Ne pas permettre la mise en place et la stabilisation en Ukraine d'un régime russophobe, qui assume la dénazification.
  • Ne pas laissez faire le génocide de la population russe du Sud-Est.

Idéalement cela nécessite la mise en œuvre de ces trois objectifs tandis que, dans cet intervalle, il ne faut pas casser l'économie russe au cours de sa réorientation vers l'Asie et, en même temps, empêcher les Américains de réaliser leurs objectifs économiques au détriment de l'UE.

Comment peut-on réaliser ces objectifs ?


Prenons le scénario le plus simple et voyons quelles sont les vulnérabilités et les conséquences négatives :

Ainsi, l'armée russe entre l'Ukraine et quelques jours plus tard prend Kiev, puis capture toute l'Ukraine. Les "patriotes" sont en liesse, il y a des défilés sur le Khreschatyk, etc

Il semble que les trois objectifs ont été atteints, mais les problèmes suivants émergent:

1. Dans l'UE, où l'élite des affaires européennes a lentement écrasé les pieds de leurs politiciens et appuyé sur les freins en matière de sanctions, le «parti de la guerre» (cad «Le Parti des États-Unis», ou plutôt "Le Parti de la Pax Americana») triomphe clairement. Un maximum de véritables sanctions contre la Fédération de Russie auraient des effets terrifiants principalement pour l'économie européenne elle-même, qui tomberait immédiatement en récession. Donc rien de réjouissant.

Dans ce contexte, les Américains forceraient facilement la signature de leur version du traité de partenariat transatlantique sur le commerce et sur l'investissement, un accord commercial, qui ferait de l'Union un appendice de l'économie américaine. Les négociations sur le traité sont en cours en ce moment et, pour les Américains, l'entrée des troupes russes en Ukraine serait un énorme cadeau. Les sanctions contre la Russie détruiraient les affaires et les barrières commerciales européennes avec les États-Unis achèveraient de terminer ce travail. Ce que nous avons à la fin: l'UE dans un état d'après guerre; les États-Unis, comme un chevalier blanc, absorbant dans la joie le marché européen sur lesquels ils n'ont pas et n'auraient pas de concurrents; la Fédération de Russie - pas dans la meilleure forme. Il semble bien pour tout le monde que quelqu'un dans cette situation est le dindon de la farce, et que ce quelqu'un n'est clairement pas les États-Unis. Par ailleurs, il n'est pas nécessaire de prendre en compte les arguments et leur effet sur les politiciens européens qui ne permettraient pas un suicide économique. Les Euro-bureaucrates ne sont pas capables même de cela, comme le montre la pratique.

2. Outre le fait que le Kremlin va rendre service à Washington, nous devons nous pencher sur ce qui se passera en Russie même.

  • Si les sanctions contre la Russie sont effectives avant que le méga-contrat de gaz pendant 30 ans avec la Chine ne soit signé, la Chine sera en mesure de négocier un prix en position de force. En fait, une position de chantage (Cela est révélé par comportement de la Chine, cependant, mais pas clairement).
  • Si les sanctions sont imposées contre la Russie avant que le méga-contrat pétrolier avec l'Iran ne soit paraphé, à travers laquelle Rosneft sera en mesure de contrôler 500.000 barils de pétrole supplémentaires par jour, l'Iran sera en mesure de négocier le prix en position de force.
  • Toutes les tentatives ultérieures pour construire quelque chose, même pour la livraison des importations dont nous avons besoin maintenant, seront très, très cher.
  • Si les sanctions tombent avant la signature de l'accord sur la création de la Communauté économique eurasienne, imaginez quels leviers auraient Loukachenko et Nazarbaïev pour tordre les bras de Poutine lors des négociations. Un peu plus, et Moscou, afin de créer la Communauté économique eurasienne, aura à payer pour livrer son pétrole.

3. La Fédération de Russie aurait à assumer la responsabilité de la restauration de l'économie ukrainienne et la dénazification: où trouver le nombre nécessaire de "denazifieurs" pour les "casques poussiéreux" (si quelqu'un a oublié, selon Okudzhava, ce sont les commissaires en casques poussiéreux qui se penchèrent sur les héros morts de la guerre civile) pour combattre les groupes compacts de nazis ukrainiens, qui pourront profiter de l'appui et de l'équipement de l'étranger. Dans l'ensemble, il est clair que ce scénario profite grandement aux États-Unis et à la Chine. La Russie en retire un profond sentiment de satisfaction morale. Mais ça n'envisage pas les questions économiques et les malédictions futurs des Ukrainiens «généreux» qui seront mécontents de "la vie sous l'occupation."

Comment s'articulent ces points clés de nos vulnérabilités dans le temps ?


1. contrat de gaz avec la Chine - Mai-Juin (! 21 mai signé)

2. Contrat pétrolier avec l'Iran en été (C'est pourquoi les États-Unis ont levé l'embargo, comme Rosneft est très bien assis sous BP et peu sous Exxon Mobil. Où s'écoule l'huile ? vers la Chine).

3. Important! Les élections au Parlement européen, qui obtiendront beaucoup de voix des alliés eurosceptiques de la Russie. Après l'élection, L'assemblée aura une composition différente avec laquelle il sera beaucoup plus facile de travailler - 25 May. Encore plus important! Avec ce contrat de gaz signé avec la Chine, les députés nouvellement élus seront plus sensibles au gazoduc South Stream.

4. Mise en forme de tous les documents / permis / etc pertinent, pour la construction de South Stream - Mai.
(Ndt : Les américains font pression sur les bulgares  pour bloquer le projet arguant qu'une des entreprises russes du projet est interdite de commerce :
http://www.reuters.com/article/2014/06/09/southstream-bulgaria-idUSL5N0OQ1DP20140609)

C'est ce qui est visible à l'œil nu, mais il y a d'autres aspects qui sont très importants, mais plus difficiles à placer clairement sur un calendrier:

1. Transition vers un règlement en roubles de l'énergie. Pétrole et gaz ne sont pas des pommes de terre: ils sont fournis sous forme de contrats à long terme qui ne peuvent pas être modifiés unilatéralement, mais nécessitent un long travail pour les remplacer par de nouveaux, plus la variation avec les actuels.

2 Transition vers la cotation des prix en roubles pour l'énergie (pour le commerce en roubles) sur les marchés russes -. C'est un travail absolument infernal, seulement parce que jusqu'à présent personne n'a jamais rien fait en ce sens.

3. Système de paiement propre

4. Préparation de la substitution des importations ou d'amélioration de notre travail avec des fournisseurs asiatiques (pas en mode d'urgence).

La liste peut et doit continuer, c'est ce que je vois, et le Kremlin a un horizon beaucoup plus large.

Maintenant, ajoutez des initiatives intéressantes du ministère russe des Affaires étrangères, qui ne siège pas les bras croisés avec ses mains jointes. Par exemple, le vice-ministre Karasin était à Doha le 6 mai et a rencontré toute l'élite du Qatar. Le résultat, à mon avis, s'est avéré être spectaculaire. Selon le ministère des Affaires étrangères, l'émir du Qatar a déclaré qu'il apprécie la "politique régionale convaincante et cohérente de la Fédération de Russie", ce qui est très inattendu pour un pays qui n'est pas seulement un allié des États-Unis et la branche politique d'Exxon Mobil au Moyen-Orient et un adversaire à 100% de la Fédération de Russie en Syrie. Mais le cercueil a tout simplement été ouvert: le fait est que les rêves américains de remplir le monde entier avec du gaz pas cher sont une condamnation à mort pour le Qatar et son élite. Sans les prix du gaz ultra-haut, la Qatar non seulement perd tout espoir de grandeur régionale, mais devient un cadavre. Doha se concentre rapidement et commence à offrir quelque chose d'intéressant: «Dans le même temps, l'accent a été mis sur l'accélération de la coordination du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG)", leur prochain sommet (Quelle coïncidence !) aura lieu au Qatar.
Le Forum des pays exportateurs de gaz est une organisation qui comprend des pays comme la Russie, l'Iran, le Qatar, le Venezuela, la Bolivie et d'autres exportateurs, et que le Kremlin, pendant une longue période, mais sans succès, a essayé de transformer en l'analogue de l'OPEP pour le gaz. Il est possible que le moment soit venu pour un éventuel cartel du gaz. Tout d'abord, les trois principaux exportateurs de gaz: la Russie, le Qatar et l'Iran ont des intérêts très similaires et devrait être en mesure de travailler sur ensemble afin de partager et de "prendre le taureau par les cornes» sur les marchés du GNL et du gaz de pipeline. Un tel cartel du gaz, même dans un format réduit (seulement la Fédération de Russie, le Qatar et l'Iran) contrôlera au moins 55% des réserves de gaz du monde et sera une occasion d'influencer fortement les marchés de l'énergie de l'UE et de l'Asie. Bien sûr, un tel projet impliquerait beaucoup de problèmes et il rencontrera de l'opposition, personne ne donne une garantie que tout fonctionnera, mais il est important de voir que Moscou cherche activement des occasions pour plus d'avantages stratégiques dans la lutte contre les Etats- Unis.

Heureusement il est maintenant clair ce sur quoi le Kremlin passe du temps, qui est d'essayer de gagner sur la situation ukrainienne, et pourquoi c'est important.

Revenons aux problèmes directement liés à l'Ukraine et notez que même la mise en œuvre de tous les projets importants de la politique étrangère ne va pas aider dans la réalisation de la dénazification de Kiev et faire en sorte que les troupes russes ou que l'armée rebelle de Novorossia seraient accueillis avec du pain et du sel même dans la région centrale. Si l'armée de Novorossia a des problèmes avec la mobilisation de Lugansk et Donetsk, travailler dans les régions zombifiées sera très, très difficile. Cependant, il semble que que le Colonel Faim et les forces Spéciales Giperok («hyperinflation») va bientôt apparaître sur le champ de bataille du côté de la Fédération de Russie, ce qui va considérablement modifier l'équilibre des pouvoirs.

L'économie ukrainienne est terminée. Compte tenu des semailles de printemps désastreuses, les cultures de légumes détruites (congelées), le manque de crédit, les problèmes avec le gaz, la hausse des prix du carburant, on peut sans risque dire que l'économie ukrainienne se rendra docilement. Personne ne va donner de l'argent à la junte, pas même le FMI, qui a promis quelque chose comme 17 milliards (50% exactement de ce dont l'Ukraine à besoin pour cette année), mais a intégré dans le contrat une "clause de sauvegarde": si Kiev ne contrôle pas toutes les régions, alors Kiev est ne recevra pas un sou. La faim, le froid et l'hyperinflation (causée par l'effondrement de la hryvnia) travailleront activement à affaiblir la junte et corriger les esprits des "généreux" (shchirykh) Ukrainiens: ils n'auront sûrement pas appris à aimer la Russie, mais ce n'est guère nécessaire. Il est nécessaire qu'ils commencent à se souvenir de la période Ianoukovitch comme un doux rêve inaccessible. Le chaos inévitable et l'effondrement total des structures sociales, associé à une guerre civile de faible intensité garantit que l'OTAN n'acceptera pas l'Ukraine alors que l'Europe sera alors elle-même "sur les rails", et que même aux États-Unis, les politiciens modérées ne feront pas un geste, qui ne conduirait pas de façon évidente à la victoire des États-Unis, mais plus vers l'entraînement du pays dans une guerre nucléaire.

En outre, dans le contexte de l'effondrement économique total, pour les mineurs, les métallurgistes et autres camarades qui sont maintenant fermement collés à leur emploi de peur de les perdre, l'espoir tenu de ne pas prendre parti semble s'envoler. Ils devront participer sous une forme ou une autre, aux problèmes politiques et économiques de la Nouvelle-Russie. Et il est probable qu'ils auront à y participer activement.

Dans le même temps, la junte Porochenko, imposé (au pays) par l'Union européenne, aura une forte incitation à négocier avec Moscou pour faire des concessions et offrir des compromis. Déjà, la nouvelle Commission européenne, qui a besoin de paix dans le transit stable du gaz, va tout faire pour pousser Porochenko dans cette direction. Porochenko sera également poussé dans la même direction par des bouleversements sociaux provoqués par le Colonel faim et le Saboteur hyperinflation.

Tous ces facteurs, en somme, ouvrent de grandes possibilités pour le Kremlin de reformater l'ancienne Ukraine dans quelque chose d'approprié pour les intérêts de la Fédération de Russie. C'est précisément ce scénario que les États-Unis tentent d'éviter, et c'est pour cette raison que les États-Unis a des raisons sérieuses pour accélérer la traduction du conflit en une phase chaude avec l'utilisation de troupes et pour faire couler beaucoup de sang.

Si vous ajoutez le temps qui est nécessaire pour l'action de la faim et le temps nécessaire pour résoudre les problèmes de politique étrangère en termes d'établissement de relation de travail avec la Chine, l'Iran, le détachement du dollar, la substitution des importations, etc (très grossièrement) on peut venir à la conclusion que vous avez besoin de quelque 5-9 mois (ce même Décembre, pour lequel M. Ianoukovitch a essayé de négocier) pour fournir des solutions aux problèmes ukrainiens et aux autres à l'avantage maximum de la Russie. Pendant cette période, vous devez fournir de quoi maintenir au moins l'Ukraine dans un état de guerre civile (c.-à-, le soutien à la DNR, LNR, mais il n'est pas nécessaire de prendre Kiev trop vite afin de ne pas créer des problèmes supplémentaires inutiles) et idéalement, combinée à la guerre civile, des négociations prolongées et au plus près avec l'Ukraine, avec la participation d'observateurs internationaux, quelque chose comme un format 2+4, c'est à dire, Porochenko + Tsarev + Russie, UE, OSCE, Etats-Unis.

La touche finale. Ces derniers mois, les États-Unis ont ralenti le travail de leur imprimerie, la réduction du Quantitative Easing de 85 à 55 milliards de dollars par mois. Beaucoup attendent (par exemple http://www.reuters.com/article/2014/04/27/us-usa-fed-idUSBREA3Q08920140427), que la machine s'éteigne complètement d'ici à la fin de cette année. Là encore, dans pour ce même Décembre. Cela est dû au fait que le dollar, si elle est la principale monnaie internationale, ne peut pas être imprimé sans cesse - c'est impossible. Selon diverses estimations, les États-Unis a presque entièrement utilisé la "force des ressources» du dollar, qui a permis de faire le méchant avec la machine (financière). En outre, le corollaire et conséquence inévitable de ces trucs est de réduire les taux sur les obligations des États-Unis, qui, d'une part, permettent à Washington de payer moins pour ses dettes, mais, d'autre part, étouffent toute les pensions et le système d'assurance américain qui est construit sur l'hypothèse de rendements très différents de leurs obligations en portefeuilles. Grosso modo, d'ici la fin de l'année, les États-Unis auront le choix entre faire sauter leur système social en maintenant l'impression monétaire, ou réduire considérablement leurs appétits afin de préserver toute chance de stabilité à la maison. A en juger par la réduction de la quantité de dollars qui sont jetés dans le système, Washington a décidé que la prévention d'une explosion est plus important que ses ambitions de politique étrangère.

Maintenant, pour compléter le puzzle, nous allons faire nos prédictions:
  • Les Etats-Unis vont essayer par tous les moyens d'aggraver la crise en Ukraine, afin d'affaiblir la Russie et mettre l'ensemble du marché européen sous sa domination avant de devoir fermer ses presses à billets.
  • Le Kremlin va essayer de traduire la crise en Ukraine d'aiguë à une phase chronique de guerre civile, plus de lentes négociations  au milieu de l'effondrement économique de l'Ukraine. Dans le même temps, le Kremlin utilisera le temps pour créer des conditions favorables à la transition vers la confrontation brutale avec les États-Unis - du travail sur le détachement du dollar avec la Chine, l'Iran, le Qatar, la création de la CEE, etc
  • Fin complète à la crise en Décembre 2014, peut-être plus tôt si des États-Unis renonce à essayer d'aggraver les hostilités.
  • Et si elle ne cesse pas? - Alors ... une grande guerre ... une guerre pour les ressources, parce que le "boom" du gaz de Schiste n'était une bulle ordinaire.
Sur ce sujet en détail dans l'article de William Engdahl "Washington shale boom - bust".
http://journal-neo.org/2014/05/12/washington-s-shale-boom-going-bust/

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