jeudi 5 février 2015

Que ferez-vous quand la tyrannie du gouvernement et le terrorisme travailleront la main dans la main?


© Didier ARNAUD

J’étais au beau milieu de l’écriture d’un article analysant les statistiques économiques américaines réelles par rapport aux statistiques manipulées juste au moment où les tirs se sont déroulés chez Charlie Hebdo. Et tandis que je comprenais pertinemment que les implications de l'événement seraient d’une portée considérable, je me suis subitement retrouvé détourné de mon sujet originel sur la question financière. J’avais déjà écrit dans des articles précédents que des attaques d’ISIS devenaient inévitables en Europe et en Amérique, y compris sur les «avertissements» de l'Arabie saoudite en Août de l'année dernière quant au fait que des djihadistes cibleraient l'UE dans quelques mois et les États-Unis un mois plus tard.



En Septembre de l'année dernière, ISIS a publiquement exhorté à des attaques contre des citoyens Français et Américains.


J’ai également publié une analyse approfondie sur le financement clandestin et la formation des militants d’ISIS par l'Arabie Saoudite et les agences de renseignement Occidentales, y compris dans mon article « Le temps est venu pour une attaque sous Faux Drapeau sur le sol américain ».

La ligne de fond, c’est que l'attaque de Paris n’est pas le moins du monde surprenante. Je n’ai aucun doute sur le fait que de telles attaques vont monter en fréquence, que les États-Unis seront bientôt frappés, et que notre gouvernement fera très peu voire rien du tout pour empêcher ces tragédies. Toutefois, un article de Reuters intitulé «La Maison Blanche tiendra un sommet mondial sur la sécurité le 18 février (sic): Un Responsable US » a attiré mon attention. Et après l'avoir lu, j’ai bien peur de devoir mettre de côté mon article financier jusqu'à la semaine prochaine pour tenter de briser la folie qui se déroule actuellement dans le monde de la géopolitique.

Il est on ne peut plus clair, selon le langage utilisé par l'élite politique, que le «sommet mondial» appelé dans le sillage des attaques de Charlie Hebdo porte bien plus que sur le terrorisme islamiste radical. Mettez de côté le fait que notre gouvernement a créé ISIS essentiellement pour pouvoir déstabiliser la Syrie. Mettez aussi de côté le fait que des intermédiaires mondialistes tels que John McCain et d’«anciens» agents secrets spécialistes des opérations spéciales de manipulation comme le général Paul Vallely ont directement rencontré des groupes comme le Front Nusra, qui fournissent du soutien à ISIS. Mettez tout autant de côté le fait que l'Arabie saoudite a ouvertement canalisé de l’argent liquide et des armes à destination des factions terroristes Syriennes liées à ISIS, et prenez conscience que l’existence même d'ISIS, quelles que soient ses origines, est en train de servir de simple justification pour l'effacement des libertés civiles et la mise en place de la loi martiale des deux côtés de l'Atlantique. Ces réactions fédéralisées NE PEUVENT PAS être autorisées à se poursuivre, quelles que soient les menaces potentielles que devront affronter chaque nation.

Quant à l'article en question, nul besoin de savoir lire bien loin entre les lignes pour comprendre le véritable message qu’il véhicule.

Premièrement, ce sommet ne met pas nécessairement l'accent sur le « terrorisme islamique. » En fait, le mot «terrorisme» est à peine mentionné. Maintenant les politicards préfèrent orienter leur langage vers le terme «extrémisme», qui est beaucoup plus large dans ses implications. Il convient de noter que, bien que l'étiquette de terroriste a été plutôt galvaudée comme étant de connotation libérale par les deux administrations successives Bush et Obama, « l'extrémisme » offre une beaucoup plus grande couverture aux gouvernements pour être en mesure de persécuter des opposants politiques ou des attaques. Un terroriste est généralement quelqu'un qui initie, ou qui tout au moins prévoit une attaque à grande échelle conçue pour provoquer une réaction de peur parmi une population. Un extrémiste, d'autre part, pourrait littéralement être n’importe qui détenant des idées ou bien qui initie de l'activisme en dehors des formes acceptables de la pensée dominante. Le Procureur général Eric Holder n'a pas utilisé les termes de « terrorisme » ou « djihadistes » dans son annonce pour le sommet mondial de Février; il a utilisé l'expression «extrémisme violent»:

Nous allons réunir tous nos alliés pour discuter des meilleures façons dont nous allons pouvoir lutter contre l'extrémisme violent tel qu’il se présente dans le monde entier ...

Tout au long de l'histoire, la «violence», selon les gouvernements, est souvent attribuée à des idées tout autant qu’à des actions. Le point principal c’est que ce changement subit de vocabulaire quant à l'étiquette « extrémiste » n‘est ni accidentel, ni une coïncidence. Sa mise en place sert à conditionner le public pour penser en termes suffisamment larges et identifier de nombreux groupes comme étant l'ennemi, plutôt que de se concentrer sur l'islam radical. Comme je l'ai répété pendant des années, la terreur islamique n’est qu'une excuse à l’avantage des gouvernements pour pouvoir nous faire la guerre à nous tous. N’oubliez pas, les Constitutionnalistes font souvent référence aux «extrémistes» dans les médias grand public et dans les institutions Orwelliennes telles que le Department of Homeland Security. Combien de temps avant que nous ne soyons artificiellement considérés comme les principaux suspects? Combien de temps avant que les attaques de style Charlie Hebdo ne se produisent aux États-Unis? Combien de temps avant que la liberté de penser ne se retrouve classée en tant qu’accessoire du terrorisme à cause de nos philosophies gouvernementales anti-corruption?

C’est vraiment inquiétant d'assister à une telle absence de conviction dans les principes fondamentaux chez le citoyen lambda. Les gauchistes autoproclamés enrageaient sous George W. Bush à cause de la dégradation des libertés civiles et des protections constitutionnelles, mais ont-ils protesté contre ce même affaiblissement des libertés sous Barack Obama ?. Les Conservateurs autoproclamés se prétendent aujourd'hui choqués et furieux de voir la constitution piétinée par les décrets affichés sous l'administration Obama. Pourtant, je suspecte beaucoup d'entre eux d’être capables de sauter volontiers dans le train en marche du fascisme en cas d'attaques «islamiques» sur le sol américain. Aucun de ces deux partis ne semble saisir la réalité de ces altérations de la liberté que nous adoptons au nom de l'arrêt des djihadistes d’aujourd'hui, qui finiront demain par retomber sur le reste d'entre nous.

Le verrouillage de la population est déjà monté en puissance. L'UE examine actuellement la création d'une base de données Européenne d'enregistrement de Nom de Passager  (base de données d'identité nationale), ce qui signifie que des fonctionnaires espèrent créer une base de données centralisée avec un fichier sur chaque citoyen ordinaire. Ne pensez-vous pas que la liste d'interdiction de vol constitue un concept terrifiant ? Attendez donc que ce soit publiquement accepté dans tous les commentaires du Web, messages Facebook, et autres commentaires de blog de se retrouver ajouté à un dossier permanent qui détermine si vous êtes autorisé à voyager. Attendez jusqu'à ce que cela devienne une notion ordinaire sur le fait que chaque destination de voyage que vous effectuez soit suivie, enregistrée dans un dossier permanent et examinée par quelque stylo d’un certain col de bureaucrate qui détermine alors si oui ou non vous êtes suspect. Apparemment, les responsables Français sont favorables à cette idée. Et en considérant les proclamations sur «l'unité» qui entoure le prochain sommet, je soupçonne que les actions déclenchées en Europe finiront par être éventuellement exportées aux États-Unis. Reuters rapporte:

 Le Ministre de l'Intérieur français Bernard Cazeneuve a déclaré après la réunion que les ministres européens de l'Intérieur ont convenu de renforcer la coopération dans un effort pour contrecarrer de nouvelles attaques djihadistes.


"Nous convenons tous que nous avons besoin de mettre en place un meilleur contrôle de certains passagers, sur la base de critères objectifs et dans le respect des libertés fondamentales et sans perturber le voyage transfrontalier," a-t-il précisé.

Il a expliqué que l'Europe avait besoin de progrès urgents dans l'établissement d'une base de données Européenne d’Enregistrement des Noms des Passagers, ce qui faciliterait l'échange de données sur les passagers entre États membres.


 «Nous sommes convaincus de la nécessité de disposer d'un tel outil, pour suivre tous ceux qui voyagent vers les théâtres d'opération de terroristes ou bien qui en reviennent, » a-t-il déclaré, ajoutant que cette base de données sera également utile dans la lutte contre d'autres crimes graves.

Malheureusement, le voyage reste bien la dernière de nos préoccupations. La liberté d'expression est une cible fondamentale pour les élites, et l'Internet est clairement décrit par les politiciens comme une véritable menace quand ils prétendent que ce sont des préoccupations pour la sécurité publique. C’est ce qui se présente sous la forme d'une des plus anciennes normalisations de la tyrannie - le compromis entre la liberté et la sécurité. Les Français argumentent que si la liberté d'expression est importante, certaines « exceptions » doivent être faites afin de pouvoir contrecarrer les idées extrémistes:

 Cazeneuve a déclaré que l'Internet doit rester un espace de libre expression, mais que l'Europe devrait lutter contre l'utilisation abusive du Web (sic) pour répandre une parole de haine, des messages antisémites et recruter des jeunes vulnérables à la violence.

 « Nous devons travailler plus étroitement avec les entreprises d'Internet pour que soit rapporté et si possible le retrait de tout contenu qui équivaut à une apologie du terrorisme ou qui appelle à la violence et à la haine, » a-il-affirmé.

Qui donc va déterminer en quoi un discours équivaut à une « apologie du terrorisme? » Quel est donc ce sage si bienveillant et avisé capable de décider ce que nous pouvons et ne pouvons pas dire? Sera-t-il en mesure de se montrer parfaitement juste et équitable? Ou bien va-t-il va utiliser la puissance de la censure pour attaquer tous les sites web critiques du pouvoir en place de l’Establishment? Que pensez-vous que serait le résultat le plus probable d’un tel précédent juridique?

Encore une fois, combien de temps avant que des sites comme celui que vous lisez en ce moment ne soit vilipendé sous le label « extrémiste »? Combien de temps avant que tout discours sur la liberté de penser ne se retrouve classé comme discours violent ou discours de haine?

Le Sénateur Dianne Feinstein et la Maison Blanche mettent gentiment en garde maintenant le public que des « cellules dormantes » terroristes ont été activées et que certaines sont présentes aux États-Unis. Sur CNN, Feinstein a déclaré :

Donc, je pense que ceci appelle à la vigilance. Cela appelle à considérer que les organisations nationales de sécurité de notre pays, la communauté du renseignement puissent être entièrement financée, dirigée habilement, coopèrent avec tout ce qui relève du renseignement Britannique, le renseignement Français,et  le renseignement Allemand, comme nous le faisons.

Et les Français sont très bons dans ce domaine, et pareil pour les Britanniques et les Allemands. Ainsi, nous pouvons être encore plus actifs en termes d’action sur tout ce qui est en mesure de nous permettre de trouver les terroristes, pour voir avec qui ils communiquent dans ce pays, et permettre de suivre tout cela.

Elle veut dire la surveillance de masse pour l’Internet et le téléphone, cette même surveillance de l'Agence nationale de sécurité qui a été exposée par Edward Snowden, qui a maintenant une justification pratique sous la forme d'une peur du terrorisme toujours présente.

Enfin, ce n’est qu'une question de temps avant qu'une réponse militarisée ne soit activée aux États-Unis, tout comme elle l’a été en France. Un événement de fusillades qui a conduit à la mise en service de plus de 10.000 troupes Françaises sur le sol Français, ainsi qu’à un supplément de 5.000 policiers lourdement armés.

Pour être tout à fait franc, c’est là que j’ai pu - et beaucoup de gens comme moi - tracer la ligne rouge. La loi martiale n’est pas acceptable sous aucun prétexte. Je me fiche de savoir si nous voyons un jour un champignon atomique sur une ville Américaine, parce qu’il n‘existe aucune mesure de sécurité du gouvernement (fausse sécurité) qui puisse justifier la dégradation des libertés fondamentales. Je soupçonne que la perte de liberté, qui usurpe la constitution, et le déploiement de l'armée sur le sol Américain seraient capable de déclencher la révolution - une révolution dont je suis sûr que les élites en place seraient tenté de la marginaliser au rang de simple terrorisme. En fin de compte, cependant, il n'existe pas d'autre option.

Ainsi que j’en ai discuté sans cesse au cours de ces derniers mois, la préparation et l'organisation des communautés représentent le seul plan d'action qui vaille l'effort et l'énergie en ce moment. Les Français sont désarmés et totalement socialisés. Des millions d'entre eux marchent à Paris dans un élan de solidarité, mais derrière la solidarité quelle solution? Encore plus de gouvernement; le même gouvernement qui a créé en premier lieu ce problème? Encore plus de centralisation? La mondialisation des politiques de sécurité despotiques? Les Français ont creusé leur tombe, et maintenant ils vont devoir se coucher dedans.

Les Américains ne doivent pas suivre le même chemin.

Nous n’avons pas besoin de plus de gouvernement. Nous n’avons pas besoin de plus de surveillance, plus de militarisation de la police ou plus de troupes dans les rues. Nous avons besoin de reprendre la responsabilité de notre propre défense. Le gouvernement Français ne pouvait pas, ou ne voulait pas protéger le personnel de Charlie Hebdo, et le gouvernement Américain ne vous protégera pas. Cela signifie que vous devez vous former vous-mêmes et afin de protéger ceux que vous aimez. Que nous soyons confrontés à une attaque sous fausse bannière ou bien à une action terroriste légitime, la réponse restera toujours la même: se battre. Il existe des moments comme ceux-ci qui séparent le courage de la lâcheté; ceux qui relèvent des principes et de la conscience par rapport au traître et à l’égoïste. Ne vous méprenez pas : comme je l'écrivais dans mon dernier article, beaucoup d'illusions sont sur ​​le point de se briser. Vous pouvez être pris dans la tempête comme un spectateur impuissant et victime ou vous pouvez devenir une barrière, un mur de défense contre les contre-courants dangereux. Ce sont vos choix. Choisissez judicieusement.

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