dimanche 23 août 2015

Planification centrale et liberté ne pourront jamais coexister

Article original de Brandon Smith, publié le 13 août 2015 sur le site alt-market
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr






La personne moyenne est étatiste, qu’elle le réalise ou non. Il est important que les militants de la Liberté le reconnaissent et l’acceptent parce que la vérité sur nos limites en tant que mouvement détermine les types de solutions dans lesquelles nous devrions finalement mettre notre temps et notre énergie. Le fantasme d’une grande marche finale de la majorité éveillée et consciente, aux portes du pouvoir, n’est qu’un fantasme. Certaines personnes pourraient faire valoir qu’en se donnant plus de temps, un tel événement pourrait être organisé ou pourrait se produire spontanément. Mais ces gens semblent oublier que l’immédiateté de toute crise inspire une nouvelle prise de conscience et que seul un certain pourcentage d’une population donnée peut couper ses liens de complaisance. Avec plus de temps vient souvent plus de complaisance, pas moins.





Donc, l’histoire devient une sorte de balancier, avec la crise générant la nécessité d’une action intelligente et morale chez certaines personnes, mais rarement, sinon jamais, chez la plupart des gens (même pendant la Révolution américaine, dans laquelle les patriotes ne représentaient qu’une minorité agissante). La raison pour laquelle la culture de la liberté plafonne toujours et reste bloquée à l’état d’outsider est due au fait que les êtres humains sont, d’abord, et souvent, acclimatés à l’idée que les crises sont des choses qui touchent les autres et, ensuite, qu’ils sont obsédés par la pensée que les gouvernements doivent conserver un pouvoir prohibitif et administratif sur le public comme moyen de prévenir les crises (une mentalité de chien de berger et de moutons).
 
Tous les gens ne sont pas nécessairement amoureux du gouvernement actuel, mais de nombreux citoyens ont tendance à avoir une idée du gouvernement comme une fatalité dans une société stable. Ils supposent que la prééminence de l’État est un mal nécessaire parce qu’ils n’ont jamais rien connu d’autre. Non seulement cela, mais comme les gens sont séparés en factions politiques et idéologiques, souvent basées sur de faux paradigmes (comme le faux paradigme gauche / droite), ils voient le gouvernement comme une sorte d’outil ou une arme qui peut être utilisée pour le plus grand bien si seulement leur côté en avait le contrôle total. Très peu de gens dans ce monde veulent réduire le gouvernement à une taille gérable comparable à celle qui existait juste après la Révolution américaine, et un nombre infime aurait l’idée d’effacer entièrement les gouvernements centraux. L’attrait d’un État fédéral comme moyen d’imposer un contrôle idéologique sur les autres est enivrant.

Les adeptes d’une planification centrale voient la société comme un tout ou comme un moteur, dans lequel toutes les personnes sont des parties plutôt que des individus autonomes. Ils croient que si une partie agit en dehors des limites du moteur, l’ensemble de la machine pourrait se briser. Selon leur logique floue, tout ce que vous faites en tant qu’individu affecte tout le monde, donc l’État collectiviste doit façonner et contrôler le comportement de chaque individu afin de s’assurer que ce que vous faites en tant que personne au singulier ne nuit pas à l’ensemble. Cette philosophie est la raison principale de chaque avancée de la centralisation, mais elle est basée sur une prémisse erronée.

Les gouvernements sont dirigés par des gens, des gens souvent plus imparfaits et corrompus que le citoyen moyen. Les planificateurs centraux adorent l’utilisation du gouvernement comme un moyen pour régner sur les populations et les obliger à la conformité et à l’unité, mais les systèmes centralement planifiés reviennent toujours à une structure divisée dans laquelle une minorité criminelle se sépare de la collectivité afin de contrôler cette collectivité. Les actions des élites portent atteinte à l’intégrité du moteur lorsqu’elles tentent d’utiliser celui-ci en fonction de leurs propres idéaux tordus, nous conduisant à la catastrophe et à la fin d’un environnement censé être sûr, alors que c’est l’argument qu’ils avaient initialement avancé comme bénéfice de la planification centrale. Ainsi, le modèle de la planification centrale est par définition destructeur et insensé.

Au fond, le seul objectif viable proclamé par un gouvernement central est de protéger la liberté individuelle. Toutes les autres demandes et avantages supposés ne sont pas pertinents. L’infrastructure, la nourriture et l’eau, la santé, l’éducation, la sécurité publique, etc. : Toutes ces questions peuvent être réglées au niveau local par des gens ordinaires sans l’aide d’une autorité centrale. L’intention originale de la Constitution américaine et de la Déclaration des droits de l’homme était de limiter le gouvernement à la tâche d’assurer le maintien d’une citoyenneté libre. On pourrait certainement faire valoir que ce rôle a été perdu ; pas à cause de la Constitution elle-même, mais à cause du manque de vigilance nécessaire pour défendre son intégrité. On pourrait aussi faire valoir que la nature même d’un gouvernement fédéral est celle d’une corruption inévitable ; bon nombre des pères fondateurs la pratiquaient tout en rédigeant le document, après tout.

Je dirai que la Constitution et la Déclaration des droits de l’homme sont des représentations de la loi naturelle et de la conscience inhérente, et il a fallu plus de deux siècles aux élitistes pour en démanteler l’essentiel. À ce stade, une fin complète de toute forme de fédéralisation pourrait être exigée, mais les pères fondateurs ont certainement essayé de faire de leur mieux pour créer un système de gouvernement qui pourrait être contrôlé par le peuple.

C’est la guerre, bien sûr, qui a été utilisée pour démanteler les protections constitutionnelles…

La plupart des menaces extérieures ou étrangères auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui comme nation (menaces souvent utilisées pour justifier l’existence d’un gouvernement centralisé et des armées permanentes) ou auxquelles nous avons été confrontés dans le siècle passé ont été directement ou indirectement créées par notre propre appareil de gouvernement et la classe bancaire en employant des moyens secrets. Le financement et la formation des futurs ennemis de l’Amérique a été un passe-temps pour les grands courtiers du pouvoir et des politiciens résidant au sein même de notre pays. Il est étonnant de suggérer que, sans ces personnes et les structures qu’elles exploitent, les cent dernières années auraient pu être une période de paix et de prospérité plutôt qu’une suite ininterrompue de massacres, par la fabrication des guerres, la destruction des États et l’esclavage massif à travers les constructions artificielles de la dette.

Dans une culture où la vigilance serait encouragée plutôt que qualifiée de paranoïa, dans une culture où la productivité serait libérée plutôt qu’entravée, dans une culture où la pensée libre serait traitée avec intérêt plutôt que par le mépris, le gouvernement n’aurait rien à apporter.

Les seules personnes qui comprennent la vraie nature du gouvernement, mais valorisent quand même l’existence d’un État s’occupant de tout, sont les gens qui voudraient profiter de la puissance incontrôlée qu’offre un tel État. Nous appelons souvent ces personnes, élitistes. Ils se proclament souvent eux-mêmes élitistes. Le Big gouvernement ne sert que les intérêts de ces élites. Tous les autres sont soit les malheureuses victimes de celles-ci, soit des idiots utiles qui le servent, soit des révolutionnaires qui lui sont opposés.

Quand un gouvernement devient un instrument de puissance pour quelques privilégiés, il perd toute pertinence. Quand un gouvernement, comme le nôtre ici en Amérique, viole les principes de liberté individuelle, malgré son mandat constitutionnel, au nom de la protection de la liberté individuelle, ce gouvernement ne présente plus aucun intérêt. Encore plus, lorsque les politiques d’un gouvernement sont conçues uniquement pour assurer la persistance de sa propre domination, plutôt que la liberté et la prospérité des citoyens, ce gouvernement se coupe du peuple et devient, par extension, un ennemi de l’ensemble des citoyens.

Les gouvernements et les élites derrière eux gardent le contrôle sur les populations grâce à l’utilisation de la planification centrale. La planification centrale est essentiellement une structure bureaucratique qui crée des goulots d’étranglement à la productivité, aux ressources, aux universités et aux idées au point que tout progrès ou idée nouvelle nécessite son approbation. Cela revient à dire, que la planification centrale est une machine qui transforme les droits en privilèges. Il met également en place une bureaucratie comme arbitre final entre ceux qui sont considérés comme des autorités dans leur domaine particulier et les profanes. Ces désignations ne sont pas basées sur la capacité individuelle, l’intelligence ou des productions personnelles. Au contraire, elles sont basées sur la soumission et le niveau de foi aveugle dans les élites établies, que chaque personne est prête à afficher pour atteindre une place dans le système.

Certaines des personnes les plus ignorantes dans un domaine ou une profession donnée sont souvent celles qui sont jugées expertes par les institutions de l’establishment, comme en politique, dans le droit, en médecine, en économie, en  science, ou en histoire, etc. La triste réalité est que ces experts dominants sont rarement les plus compétents, mais ils sont certainement les plus endoctrinés.

Plus la planification centrale gagne du terrain, plus elle s’éloigne de dépendances institutionnelles plus subtiles pour aller vers une tyrannie complète. La ligne entre la permissivité et le despotisme est comme le fil du rasoir, et voilà où nous en sommes aujourd’hui aux États-Unis. La plupart des pays à travers le monde sont des nations socialisées, avec une planification centrale comme fondement même de leurs sociétés. Pour la plupart, ces cultures sont désarmées et serviles avec un minimum de liberté, perçue cependant comme un privilège accordé par l’État plutôt qu’un droit inné de la loi naturelle. Oui, de nombreuses sociétés sont libres, comme en Amérique ; mais la différence est que ces sociétés peuvent avoir leurs libertés confisquées à un moment donné sur un coup de tête de l’élite politique locale. Elles n’ont aucun recours pour entraver une telle action et pas le pouvoir de supprimer ce système voyou qui règne sur eux quand finalement ils en ont marre.

Aux États-Unis, la planification centrale est maintenant répandue et la socialisation est en bonne voie. Mais les Américains, qu’ils le sachent ou non, conservent encore une capacité de réponse indépendante – comme nous l’avons vu au Bundy Ranch, par exemple, ou dans la défense des commerçants de Ferguson, Missouri, malgré les menaces du gouvernement. Nous allons perdre notre avantage d’acteurs indépendants si nous laissons les changements à venir se produire au sein de notre culture sans les combattre.

Désarmement

Une population désarmée est tout à fait inutile, philosophiquement et structurellement impuissante, et facilement gouvernée. Jetez un œil à des sociétés de mauviettes minaudantes comme le Royaume-Uni, qui interdit à toute personne de moins de 18 ans d’acheter des couteaux en plastique et punit les victimes de crime de s’être défendues physiquement [c’est le cas en France aussi : NdT]. Les gouvernements qui cherchent à saper la liberté personnelle désarment TOUJOURS leurs populations s’ils peuvent le faire. En Amérique, la seule raison pour laquelle nous n’avons pas encore été désarmés est que l’establishment comprend que la révolution suivrait immédiatement toute tentative et que cette révolution serait considérée comme justifiée. Je crois finalement que le désarmement aux États-Unis ne sera vraiment tenté qu’après qu’une crise nationale ait été déclenchée.

Des normes sanitaires centralisées

Le but réel de l’Obamacare n’était pas de fournir une assurance santé universelle. Une telle tâche est absolument impossible dans un système économique qui se débat déjà avec une population vieillissante et des opportunités de profit réduites pour les jeunes. Le socialisme ne fonctionne que tant qu’il y a quelqu’un à qui voler de l’argent et des ressources [le capitalisme aussi, NdT]. Non, le but de l’Obamacare était de lier l’industrie des soins de santé au gouvernement de manière à en faire un appendice officiel de l’État.

Déjà, nous avons vu la tentative pour utiliser les médecins comme informateurs du gouvernement, la problématique de la vaccination forcée indépendamment de l’orientation religieuse ou d’objection philosophique, l’augmentation des taxes au nom d’une harmonisation des soins, etc. Au-delà de tout cela, le système doit continuer à justifier sa propre utilité. Et, je ne doute pas qu’un jour, nous verrons des choses telles que les mandats pour évaluer la santé des individus jusqu’à inclure la santé psychologique, ainsi que des soins restreints fondés sur l’âge, les habitudes de vie ou même l’orientation idéologique. Si l’État peut avoir le pouvoir de restreindre vos capacités à prendre l’avion seulement sur la base de vos convictions politiques, alors pourquoi ne pas avoir un jour une telle mise en place pour des soins médicaux restreints?

Planification démographique

Nous avons entendu dire à maintes reprises que les gens devraient être tenus d’obtenir une licence avant d’être autorisés à avoir des enfants, mais qui décide qui est éligible au privilège d’avoir des enfants? Eh bien, dans un scénario de planification de la population, c’est l’État et ses planificateurs centraux bien sûr. Et qu’est ce qui rend ces gens si éthiquement compétents pour mériter ce pouvoir sur le droit de la famille? Rien. Dans de nombreux cas, les bureaucrates sont les personnes les plus psychopathes et les plus bornées de la société.
[En France, c’est déjà le cas dans le cadre des autorisations de PMA ou de GPA (devant le fait accompli) : NdT]

Certaines personnes pourraient faire valoir que ce type de développement est impensable en Amérique et que ce n’est pas une préoccupation légitime. Mais déjà aux États-Unis, nous avons vu des cas ou les services de protection de l’enfance enlevaient des enfants appartenant à des parents en conflits politiques avec l’establishment du moment et ayant une vie en dehors de la conformité. Nous vivons aussi dans un système dans lequel de nombreux parents sont obligés par la loi de mettre leurs enfants dans des écoles contrôlées par l’État pour au moins la moitié du temps scolaire. (Les programme comme l’école à la maison sont attaqués de façon aberrante comme des agressions envers les enfants.) Nous ne sommes qu’à une courte distance d’un monde dans lequel avoir un enfant sera l’occasion d’autant d’intrusions du gouvernement que les restrictions concernant l’éducation d’un enfant.

Militarisation manifeste de la police

Oui, beaucoup de gens prétendent que la militarisation manifeste de la police a déjà eu lieu. Je dirais qu’ils n’ont encore rien vu. Nous ne vivons pas encore dans un pays où on peut être racketté par des flics avec des gilets pare-balles et des carabines M4, se tenant à chaque coin de rue 24/24, 7/7, mais ça ne sera pas long avant que ce soit notre environnement quotidien. Avec des politiciens suggérant ouvertement des mesures extrêmes pour lutter contre les terroristes de type loup solitaire, jusqu’à des camps d’internement pour les Américains déloyaux (merci à Wesley Clark pour sa franchise au sujet de ses intentions), tout ce qu’il faudrait est une attaque à grande échelle inspirant suffisamment de confusion dans la population pour fournir une couverture à un État policier à part entière. La planification centrale survit et se développe par la peur. La peur est vaincue par la préparation, la planification et l’état d’esprit.

La gestion des ressources

Une personne ne peut pas planifier ou se préparer à la crise si on ne lui permet pas de gérer ses propres ressources. Au Venezuela, aujourd’hui, le gouvernement a verrouillé toute la production alimentaire et le rationnement des fournitures nécessaires grâce à un suivi électronique sophistiqué du à la crise économique. Ne vous méprenez pas, l’Amérique est tout aussi vulnérable à une catastrophe financière que tout autre pays du tiers monde, si ce n’est pas plus. La gestion des ressources en sera le résultat inévitable. En fait, l’administration Obama s’est déjà positionnée pour la gestion des ressources par le biais de son décret exécutif de défense nationale sur l’état de préparation des ressources civile. Les représentants du gouvernement appelleront les preppers des accapareurs et feront valoir que personne ne devrait être autorisé à avoir plus que ce dont il a besoin. Une fois de plus, l’argument sera que la mentalité de l’auto-conservation des individus nuit au collectif.

Économie centralisée

Nous avons déjà une économie grandement centralisée et socialisée, mais le commerce et les productions privées sont encore possibles. La planification centrale est conçue pour éliminer toute forme de commerce et de subsistance autonome de sorte que toutes les personnes soient rendues dépendantes de l’État. Comme au Venezuela, nous devrions nous attendre à ce que les déclins économiques soient utilisés comme justification pour une répression sur le commerce individuel. La seule façon de lutter contre ce genre de mesures est d’inciter les gens à devenir des producteurs avides et prêts à se battre physiquement contre la confiscation et le rationnement contrôlé par le gouvernement.

Au-delà des contrôles du commerce, la centralisation économique culminera en harmonie grâce à des programmes multilatéraux de change, se terminant par une seule monnaie mondiale. Un système de monnaie unique appelle à une seule autorité économique et ce, à défaut d’une autorité politique unique. Une seule monnaie mondiale serait non seulement un coup de force fiscal pour les planificateurs centraux, mais aussi un tremplin vers un gouvernement mondial.

Société sans cash

Un système sans cash est une sorte de Graal impie pour les planificateurs centraux car il permet un contrôle total des échanges économiques. Les systèmes monétaires totalement électroniques peuvent être contrôlés dans le confort d’un ordinateur, et les économies d’une vie peuvent être effacées ou limitées arbitrairement. Les systèmes sans cash permettent également aux structures bancaires de fonctionner sans les conséquences normales de l’offre et de la demande. Aujourd’hui, même dans notre système financier massivement corrompu, on ne peut pas contourner les effets concrets d’une diminution de la demande, des obligations sans fin sur la dette et la création de monnaie fiduciaire criminelle. Nous voyons clairement ces effets en 2015, tout comme nous l’avons vu en 2008. Dans un système complètement sans argent, cependant, les dettes peuvent disparaître, le capital peut être volé et déplacé loin du public d’une manière plus précise, les taxes peuvent être prélevées sans attendre que les contribuables s’y plient, et la demande peut être générée artificiellement avec de la monnaie fiduciaire numérique dirigée vers les bons comptes sans avoir à composer avec des contre-pouvoir.

Bien sûr, il y aura des dommages. Mais, ces dommages seront imposés au grand public de façon incrémentielle jusqu’à ce que le niveau de vie du tiers monde devienne le norme, et tout le monde sera bien sage au bout de quelques générations. Le contrôle de la population sera absolu, tandis que toute dissidence pourra être stoppée par des représailles financières immédiates, les militants étant condamnés à la famine.

Les exemples ci-dessus peuvent être vus comme extrêmes, mais chacun peut déjà mesurer le soutien dont il fait l’objet de la part de notre structure de gouvernement existant légalement ou par des programmes réels déjà mise en œuvre. La vitesse à laquelle ils peuvent se réaliser est une inconnue, mais le désir de les voir se concrétiser par les planificateurs centraux est absolument certain. Il n’y a aucune forme de planification centrale bonne ou bienfaisante. Il n’y a aucun scénario dans lequel le système n’en abusera pas, car un tel pouvoir concentré dans les mains d’un groupe d’êtres humains invite à l’abus. Par conséquent, la seule voie de la prudence, la seule solution à la terreur absolue de la puissance complète de l’État est de réduire le gouvernement jusqu’à la coquille de sa taille actuelle ou à le faire entièrement disparaître, en se concentrant sur les systèmes localisés avec un développement indépendant des infrastructures et du commerce. Si la structure d’État fédéralisé n’existe plus, alors elle ne peut plus être exploitée par des personnes mal intentionnées.

Brandon Smith

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