Article original de Ugo Bardi, publié le 17 Mars 2017 sur le site CassandraLegacy Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr Image de « Teehunter« Attention, c’est probablement l’article le plus
catastrophique que j’aie jamais publié : famines, cannibalisme,
extermination massive et plus encore. Mais, hé, c’est juste un
scénario !
Le temps le dira, mais les cris de « victoire à Washington »
par le vice-prince héritier et ministre de la Défense, Mohammed bin
Salman, semblaient creux et peut-être même apocryphes. Il avait besoin
d’un signe de succès quand il est sorti de sa réunion à la Maison
Blanche avec le président américain Donald Trump, le 14 mars 2017 :
l’Arabie saoudite est à court d’options et pousse ses alliés
traditionnels ─ dont certains n’en sont pas satisfaits ─ à manifester de
la solidarité, en particulier au sujet des guerres au Yémen, en Irak,
en Syrie et en Libye. À une époque où les fortunes économiques du
Royaume sont délicates et s’aggravent, cela présage de pressions
politiques internes.
Un grand fossé traverse le monde. D’un côté, vous avez des gens
qui insistent pour dire qu’ils aiment Jésus et que vous devriez aussi
l’aimer, ou qui se prosternent vers La Mecque plusieurs fois par jour,
portent un hijab et/ou se laissent pousser la barbe et la moustache. Les
femmes barbues et moustachues parmi eux préfèrent généralement porter
une burqa – et qui peut les en blâmer? De l’autre côté, vous avez ceux
qui se considèrent éduqués et donc éclairés, et qui regardent avec
condescendance les adorateurs de Jésus. Ils refusent généralement de
faire la même chose pour les musulmans, du moins en public, par souci du
politiquement correct. Au lieu de trouver secours et consolation dans
leur foi, ces éclairés cherchent à obtenir le même effet en faisant
péter la pilule.
La bataille qui fait rage au niveau de l’État profond n’est pas seulement une bataille bureaucratique, c’est une guerre pour l’âme, l’identité et la direction de la nation. Quand les pouvoirs illimités des agences de renseignement et
de sécurité menacent-ils les intérêts nationaux et mondiaux de
l’Amérique ? La CIA et ses facilitateurs politiques prétendent que les
pouvoirs essentiellement illimités de l’agence, révélés en partie par
les fuites Vault 7 de Wikileaks, ne constituent pas une menace pour les intérêts américains, car ils sont destinés à « défendre » ceux-ci.
Considérée
comme un bastion de la paix et de la stabilité du continent depuis le
début du siècle, la partie sud de l’Afrique revient une fois de plus
sous les projecteurs de l’attention mondiale. Les autorités
zimbabwéennes ont prétendu
que les ambassades américaines et françaises étaient derrière la
dernière révolte de type Révolution de couleur dans le pays, affirmant
que leurs ambassadeurs ont même rencontré le nouveau dirigeant du
mouvement, le pasteur Evan Mawarire, avant qu’il ne commence sa campagne. Cette accusation est reprise par le leader régional, l’Afrique du Sud, qui a décrit le dernier tumulte comme des « éléments commandités en quête de changement de régime ». Si les États-Unis réussissent dans leur complot de Révolution de couleur, l’effondrement d’un Zimbabwe résistant à et défiant
l’Empire pourrait être le fil conducteur pour mettre en marche
automatiquement une séquence pré-planifiée d’autres déstabilisations qui
pourraient se répandre rapidement dans les pays voisins. Cela
ramènerait le sud de l’Afrique aux temps des conflits de la Guerre
froide en le transformant de façon inattendue en champ de bataille de la
Nouvelle Guerre froide.
Article original de Ugo Bardi, publié le 17 Mars 2017 sur le site CassandraLegacy Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr L’image
de notre avenir est plutôt sombre, messieurs… Le climat du monde
change, les mammifères prennent le dessus, et nous avons tous un cerveau
de la taille d’une noix.Le véritable problème de la surpopulation semble avoir trait
au fait que le système de diffusion et de traitement de l’information
humaine (la « cybersphère») n’est pas en mesure de
traiter la planification à long terme. Un seul cerveau humain est plus
grand qu’une noix, mais cela ne fait aucune différence. Le système
réagit à de nouvelles informations, mais ne les traite pas vraiment. Et
nous ne sommes pas mieux adaptés que les dinosaures pour survivre aux
défis à venir.
Ceux d’entre nous qui se souviennent des années 1970 et 1980
peuvent toujours avoir à l’esprit comment, au cours de ces années,
parler de surpopulation et de contrôle des naissances n’était pas
considéré comme politiquement incorrect. Julian Simon (le tueur des
théories de « fin du monde ») nous donne une bonne description
du débat de ces années-là (il était, évidemment, fortement contre l’idée
que la surpopulation était un problème).
Plutôt que de déplorer l’échec inévitable des « correctifs »
centralisés, concentrons notre attention et nos efforts sur les
solutions réelles : décentralisation, mise en réseau, localisme.
Ceux qui recherchent des solutions centralisées pour les soins de santé, les emplois et autres « macro-problèmes » subiront une déception inévitable. L’époque où la centralisation fournissait la « solution »
est passée : toute centralisation supplémentaire (Medicare pour tous,
aucun enfant laissé pour compte, formation professionnelle fédérale,
revenu universel de base, banque centrale, argent gratuit pour les
financiers, etc.) est entrée dans la zone des rendements décroissants.
C’est vrai : les avions volent plus lentement de nos jours !
La vidéo ci-dessus montre que les voyages en avion sont aujourd’hui plus
de 10% plus lents que dans les années 1960 et 1970, pour la même
distance. Les compagnies aériennes, semble-t-il, ont passé leur « pic de vitesse » [Réference au Peak Oil, NdT] ces dernières décennies.
Au fil des ans, j’ai entendu le mot « tribalisme »
utilisé systématiquement comme un moyen de dédaigner et d’attaquer les
groupes conservateurs avec des positions politiques en dehors des
frontières de la mondialisation. Beaucoup de lecteurs ont récemment été
exposés à cette propagande, où le « tribalisme » est la dernière mode pour dénoncer l’administration Trump. De The Atlantic à CNBC en passant par le Washington Post
et au-delà, le tribalisme est utilisé presque aussi souvent que
l’étiquette fasciste, et il y a des raisons très spécifiques pour cela. Le tribalisme (comme le nationalisme et le populisme) a
lentement mais sûrement été faussement associé au totalitarisme, comme
si les deux étaient synonymes. L’utilisation du « tribalisme »
comme un rejet des concepts de souveraineté est une habitude nettement
globaliste et aussi des gauchistes. Clairement, ils détestent la notion
même, à tel point qu’ils ont cherché à la transformer en un mot à quatre lettres. Mais pourquoi?
Eh bien, évidemment, ils se sont agacés sur la Trump
Tower. Pourquoi pas? La dernière de Trump, toute fraîche, c’est qu’il a
tweeté « mis sur écoute » comme tiré d’un minable feuilleton des années 1950, J’étais un espion pour le FBI. (Je connais des gens qui disent encore la « glacière ».)
Il a donc provoqué lui-même ─ ou plutôt le pauvre Sean Spicer ─ une
semaine de littérature légaliste, par des journalistes agissant comme
défenseurs des services secrets de l’État profond.