samedi 4 janvier 2020

Expulsion de démons

Article original de James Howard Kunstler, publié le 16 décembre 2019 sur le site kunstler.com
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr




Le Parti démocrate est-il sauvé ? Cette misérable concaténation de mauvaise volonté, de mauvaise foi, de faux témoignage et de perdants aux plaies purulentes se vautre d’une défaite à l’autre comme un monstre sans cervelle d’une ancienne fable de ruine, cherchant un spasme spectaculaire final d’auto-annihilation. Soyons réalistes : seul un exorcisme fera l’affaire, une émétique spirituelle pour se faire vomir de tout ce bortsch que le monstre a avalé.


La (pas si) Résistance « progressiste » a pris deux coups la semaine dernière, l’un venant de l’étranger et l’autre sur le plan national. Son cousin en Grande-Bretagne, le Parti travailliste, dirigé par Jeremy Corbyn, le beau-fils rouge d’une chimère marxiste-jihadiste, a reçu une telle raclée inattendue et puissante de la part de BoJo qu’il s’est pratiquement dissous dans une petite flaque de bile sur le parquet du Parlement. Corbyn était une marionnette, un cheerleader pour le Hezbollah et d’autres ennemis de la civilisation occidentale, avec une antipathie zélée pour la réalité économique, répandant le virus du wokesterisme identitaire qui a infecté la Grande-Bretagne comme une plaie du passé. Les néo-Démocrates américains ont sûrement remarqué comment cela s’est passé.

Le rapport Horowitz a également ébranlé le monstre qui sillonne l’Amérique, bien qu’il ait fallu quelques jours pour absorber le choc d’innombrables détails incriminants, écrits en bas en petits caractères. Le maestro de l’UkraineGate, Adam Schiff, a déclaré dimanche à la télévision qu’il n’était pas au courant des abus commis dans le cadre du processus de délivrance des mandats de la FISA. Mince alors, tu crois ça ? On se demande qui a bien pu tirer la laine sur ses « goggle-eyes ». En fait, sa méconnaissance personnelle s’étend à pratiquement toutes les paroles qui sont sorties de son trou à tarte depuis 2016. Le rapport de l’IG a laissé le FBI et le DOJ dans un tel désordre de senteur criminelle que cela a dissipé toutes les malédictions évoquées par les sorciers dans les médias pendant trois années consécutives. Et comme tout le monde dans le pays le sait maintenant, le rapport de l’IG n’est pas la fin de l’histoire. M. Horowitz a travaillé dans le cadre – comme on dit – d’un domaine extrêmement étroit qui ne limitera pas l’audit juridique à venir.

Pendant ce temps, le manège de la destitution par le haut-gobelin Jerrold Nadler entre dans une zone de suspense des plus intéressantes cette semaine alors que le destin le propulse vers un débat en séance et ensuite un vote de toute la Chambre mercredi ou jeudi. C’est beaucoup de temps pour les membres pour réfléchir au message envoyé aux électeurs par le rapport de l’IG de la semaine dernière, à savoir que les organes d’enquête du gouvernement sont si profondément corrompus et malveillants que seuls les imbéciles et les fous accepteront leurs conclusions, et que la méfiance s’étend aux comités du Congrès qui ont avalé toutes ces malversations séditieuses dans la préparation du dossier de destitution. Cela pourrait donner des vapeurs à suffisamment de congressistes dans les circonscriptions incertaines pour réduire à néant le vote de l’assemblée en faveur de la destitution. Si l’accusation contre le général Michael Flynn est rejetée comme il se doit par le rapport de l’IG sur la base de fautes graves commises par l’accusation – et peut-être à tout moment maintenant – cela pourrait sceller l’accord contre un vote de destitution.

Quelle niveau d’ignominie peuvent-ils endurer ? N’ont-ils pas compris que l’enquête Mueller a échoué ? Qu’il apparait qu’elle n’ait été qu’une partie d’une entreprise criminelle plus vaste pour frauder le public ? Que la Résistance n’était qu’un effort pour couvrir des nuages de méchanceté dans un plus grand marais de gouvernement en déliquescence ? Et tout ça, pour en venir à deux articles de destitution si vides et transparents qu’ils ressemblent à des fenêtres sur l’âme vacante du Parti Démocrate.

Et maintenant, considérez tous ces vecteurs de catastrophe que la primaire Démocrate s’apprête à vivre à l’approche des élections de 2020. Joe Biden ? Vraiment ? Ils sont sérieux ? Il a laissé une traînée de boue aussi large que le périphérique de DC autour de ses actions en tant que VIP, avec assez de preuves vidéo pour faire pleurer le Collège des Cardinaux pour ses perspectives post-mortem. Elizabeth Warren et Bernie Sanders pourraient être amenés à étudier ce qui vient de se passer lors des élections britanniques et à se demander comment les électeurs américains pourraient être disposés à se faire battre encore quatre ans de plus avec les gourdins de l’inclusion et de la diversité, plus les futilités du tout « liberté ». Et que pouvez-vous me montrer d’autre ? Maire Pete et Cory Booker, deux pièces de marchandise défectueuses encombrant la salle d’exposition ?

Ces dernières vacances solennelles sont peut-être la dernière chance du parti Démocrate d’éviter le suicide. Ils ont besoin d’avoir une conversation avec quelqu’un sur la hotline cosmique, pour réaliser qu’ils ont vraiment touché le fond maintenant et qu’ils doivent, comme le représentant Devin Nunes l’a suggéré dimanche à son collègue Adam Schiff, s’inscrire en désintox.

Too much magic : L'Amérique désenchantée 

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Postscript :  Voici un exemple du genre de courrier que je reçois ces derniers temps. J’ai dit à cet homme que je le publierais avec son adresse électronique, au cas où quelqu’un voudrait participer à un colloque sur les questions qu’il soulève :

De Paul Siegel (peaceagl@frontiernet.net) : Voici un rapport sur l'état de votre site Web. De la merde et dément. Si j'en avais quelque chose à foutre, je te souhaiterais de vivre dans le monde malade et torturé des ordures fascistes que tu tiens en si haute estime. Contrairement à votre rêve d'être riche, raciste, péquenaud et assez religieux pour gagner la faveur de vos héros, ils vous oublieront et vous ignoreront dès qu'ils pourront détruire ce grand pays. La liberté d'expression vous permet de crier au feu depuis votre poste à Rockwell quand il n'y a pas de fumée et certainement pas d'incendie non plus. Rockwell a été une grande source de pensée libertaire ces 20 dernières années. Dommage qu'ils aient jugé bon d'inclure vos conneries dans le mélange. 
Salutations Paul Siegel

Note du traducteur 

Kunstler, très critique de la vie Américaine, a sa vision de l'Orient avec laquelle on peut ne pas être d'accord. Le postscript a été supprimé depuis.

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