vendredi 28 août 2020

Une semaine de « Monts et merveilles »

Article original de James Howard Kunstler, publié le 17 août 2020 sur le site kunstler.com
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Les Démocrates ne savent-ils pas que nous pouvons faire mieux que le vote par correspondance ? Que diriez-vous d’un vote à main levée au niveau national ? Disons, à 16 heures le mardi 3 novembre – juste après le déjeuner pour les habitants de la côte ouest et après la sieste dans l’est ? Prêt, partez… les mains en l’air – ne tirez pas ! Ou peut-être simplement un vote à voix haute : tous en faveur du vote « blanc », dites oui…. Ne serait-ce pas le moment le plus réconfortant depuis que Michael Jackson a dirigé le chœur des stars de « We Are the World » ?

 

J’ai du mal à comprendre exactement comment les Démocrates ont pu mettre en avant l’idée que l’identification des électeurs équivaut à leur suppression. Je suppose que c’est juste un autre exemple du vieux principe de Goebbels qui dit que si vous répétez un gros mensonge suffisamment de fois, les gens le prendront pour la vérité. La nation était autrefois immunisée contre ces atteintes à la raison et à la décence, si facilement employées par les régimes despotiques en terre étrangère, parce que nous pouvions assister à leurs folles pitreries à une distance confortable. Mais maintenant que les Démocrates ont rejoint les pires cauchemars d’Orwell, ici, chez nous, vous voyez à quel point il est facile d’embobiner les gens à domicile. La guerre, c’est la paix… La liberté, c’est l’esclavage… La diversité, c’est l’uniformité… Votez tôt et souvent… et tout ça.

Traditionnellement, dans l’État de New York, on s’inscrit pour voter. On signe un document et on le soumet au comité électoral local. Cela a longtemps été considéré comme une obligation logique et nécessaire de la citoyenneté, comme l’enregistrement d’une voiture ou d’un titre de propriété. Le jour des élections, vous vous rendez dans votre bureau de vote, et les fonctionnaires bénévoles ouvrent un grand livre de noms triés par ordre alphabétiques… et voilà, vous êtes là, avec un exemplaire de votre signature, en train de retracer toutes les élections que vous avez vécues dans cette circonscription électorale. Vous êtes celui que vous prétendez être, et vous pouvez voter… une fois.

Tout au long des dix-huit cycles électoraux de quatre ans que j’ai vécus, personne ne s’est opposé à cela jusqu’à très récemment, lorsque les Démocrates ont réalisé que les plus de dix millions d’immigrants illégaux qu’ils avaient accueillis en masse à la frontière pouvaient être enrôlés au service du parti lors des élections. Dans les États contrôlés par les Démocrates, comme la Californie, cela fonctionne comme un charme pour assurer la règle du parti unique – et puis la règle du parti unique fonctionne comme un charme pour mettre en faillite et détruire l’État dans une frénésie de « droits » gratuits. Et maintenant, ils cherchent à utiliser la même méthode pour détruire la nation dans son ensemble.

Lors de la primaire du 23 juin de cette année à New York, 21 % des bulletins de vote par correspondance à New York ont été invalidés par le comité électoral parce qu’ils étaient arrivés en retard, qu’ils ne portaient pas le cachet de la poste ou la signature d’un électeur, soit 84 000 en tout. Rappel : nous sommes un pays qui envoyait des personnalités officielles, comme l’ancien président Jimmy Carter, dans le monde entier pour apprendre aux peuples « moins développés » comment organiser des élections équitables. Peut-être que le Cameroun et le Tadjikistan peuvent maintenant envoyer des conseillers en Caroline du Nord.

Le but de cette nouvelle escroquerie est apparemment de paralyser si gravement le processus de comptage des votes que l’élection désespérément bâclée sera rejetée par la Chambre des représentants, où la majorité du Parti Démocrate peut veiller à produire un résultat correct. Ce plan de match comporte peut-être quelques défauts. D’abord, les candidats du Parti Démocrate pourraient perdre, malgré une fraude électorale massive, puisque la plupart des fraudes seront perpétrées dans des États qui auraient, de toute façon voté bleu [démocrate], à savoir la Californie, New York et le New Jersey. Un résultat plus inquiétant pourrait être qu’ils déclenchent la deuxième guerre civile avec cette ultime affront d’une longue série d’insultes à la décence contre leurs rivaux politiques, plus particulièrement le coup d’État séditieux de ces quatre dernières années visant à renverser le vainqueur de la dernière élection nationale avec des magouilles comme le RussiaGate, le MuellerGate, l’UkraineGate, et cetera.

Nancy Pelosi a battu le rappel du Congrès, après la pause de la campagne, pour le convoquer samedi prochain après la convention de nomination de son parti démocrate, afin d’essayer de chercher toutes les bases possibles pour exploiter la controverse du vote par correspondance et invalider l’élection. Cela suppose que les Démocrates puissent traverser leur convention d’investiture sans une humiliation quelconque – par exemple, si suffisamment de délégués franchissent le mur du silence des habits neufs de l’Empereur qui a protégé leur candidat présumé mentalement incapable, Joe Biden, jusqu’à présent, et disent simplement… non.

Parfois, dans l’histoire des États-Unis, les conventions des partis suivent leur propre voie, malgré les plans les mieux conçus de leurs chefs. William Jennings Bryan, 36 ans, a retourné l’investiture démocrate de 1896 avec son discours enthousiaste de la « Croix d’or ». En 1912, un accrochage entre les forces du président Taft et de l’ancien président Teddy Roosevelt a provoqué la scission de ce dernier et sa candidature sous l’étiquette du Parti progressiste. Pour finir, Taft et Roosevelt se sont partagés les voix et Woodrow Wilson a été élu président.

Une telle bagarre n’a pas eu lieu dernièrement, les formalités de la convention s’étant ossifiées et étant devenues une confirmation largement cérémonielle du processus de l’élection primaire. Mais la victoire douteuse de M. Biden aux primaires – en particulier le vote du Super Tuesday qui l’a mystérieusement fait passer de la crypte des perdants laissés pour compte au triomphe des morts-vivants – était elle-même probablement un acte de fraude électorale commandité par la direction du Parti démocrate. Et depuis que cette affaire semble avoir été réglée, M. Biden a fait la démonstration de son talent à se planter chaque fois qu’on a osé l’extraire de son légendaire sous-sol.

Aujourd’hui, la minable convention nationale virtuelle des Démocrates , qui se déroule dans un climat de folie, s’ouvre à Internet Nulle-Part-City et Dieu sait quelles manigances virtuelles l’attendent, car le terrain est propice à toutes sortes de faux-semblants. Si l’on en arrive là, le discours d’acceptation de M. Biden sera certainement une merveille de sorcellerie de post-production pré-enregistrée. Ils n’oseront pas lui permettre de le faire en direct, al fresco. Mais ils devront dire au public que le discours a été préenregistré… et s’ils ne le font pas, vous pouvez être certain que le fait sortira pronto… et quand ce sera le cas, cela pourrait suffire à faire couler la fausse candidature de l’ancien escroc de Scranton.

En attendant, que se passe-t-il dans le donjon du château des Clinton à Chappaqua ? Sûrement beaucoup de vodka, mais quoi d’autre ? Les instructions émanent-elles de là ? Ou les menaces ? La rumeur veut que la candidate désignée à la vice-présidence, Mme Harris, ait été installée sur l’insistance de Hillary. Arriverons-nous à ce moment magique où celle, qui-ne-veut-pas-être- couillonnée-de-nouveau, mettra un coup de pied au vieux Joe et s’emparera de la première place d’une édition spéciale « que des nanas » pour le centenaire du suffrage féminin, qui gagne à tous les coups ? Un tel suspense me fait craquer.

Too much magic : L'Amérique désenchantée 

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

 

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